« Une jeune veuve est arrivée ici après avoir passé dix jours cachée dans la brousse avec son bébé » reporte une représentante de la YWCA. « Sa maison a été réduite en flamme ».
Les résultats de l’élection présidentielle du 29 mars au Zimbabwe ont été annoncés récemment, après plus d’un mois de retard. Ses conclusions ont donné avantage au leader de l’opposition, Morgan Tsvangirai, avec 47,9% de voix, contre 42,3% pour le président Robert Mugave. Un second tour est programmé, aucun des deux candidats n’ayant obtenu un score supérieur à 50%. Pourtant, la crise politique est loin d’être résolue. Le Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC) de Tsvangirai accuse le gouvernement d’avoir retardé volontairement l’annonce des résultats dans le but de mettre en place une campagne de violence contre les partisans de l’opposition. Une déclaration émise en avril par les leaders des églises du Zimbabwe avait averti de l’existence d’une violence organisée - en particulier dans les campagnes et dans plusieurs zones urbaines - perpétrée contre des individus, des familles et des communautés, les accusant de faire campagne ou d’avoir voté « incorrectement » lors des élections du 29 mars. De récents rapports du Zimbabwe font état de 3'000 familles déplacées et au moins 800 habitations incendiées. Plus de 20 activistes de l’opposition sont morts lors d’attaques, lesquelles se sont intensifiées avec l’usage des armes.
Face à cette situation politique fragile, femmes et enfants sont particulièrement vulnérables, les Zimbabwéennes endurant le poids de la violence et de l’agitation. « Un grand nombre de femmes sont arrivées à Harare à 3 heures du matin. Elles ont marché et ont pris des bus jusqu’à la station finale de la Centrale de Mashondaland, là où le climat est particulièrement dangereux », explique la représentante de la YWCA. La YWCA du Zimbabwe, à ce stade, ne peut qu’offrir à ces femmes un espace sûr, le temps que les troubles se terminent. Près de 47 des femmes déplacées sont des mères accompagnées de leur enfant, alors que d‘autres ont dû laisser leurs enfants.
La YWCA Mondiale appelle les associations membres, ses partenaires, à réagir avec urgence à la situation du Zimbabwe, par divers moyens :
- Soutenir et faire une donation aux efforts humanitaires en cours
- Dire “Non" à la violence, particulièrement les abus perpétrés contre les femmes et les jeunes filles
- Plaider au nom d’une solution urgente et pacifique à la crise politique, qui englobe les voix des femmes dans le processus de construction de la paix
- Dédier une messe au Zimbabwe
Soutenir et faire un don aux efforts humanitaires en cours
La YWCA Mondiale collecte des fonds et défend une réponse humanitaire qui soit sensible aux besoins des femmes en matière de santé sexuelle et reproductrice, tels que conseils, linges et produits d’hygiène etc.
Faites une donation et soutenez les efforts humanitaires. Votre contribution peut apporter beaucoup aux efforts réalisés par la YWCA du Zimbabwe et soutenir aussi les volontaires oeuvrant dans les diverses branches de l’association.
Dites “Non » à la violence, particulièrement les abus perpétrés contre les femmes et les jeunes filles
Les femmes et les hommes du Zimbabwe font l’expérience de violence politique dont des persécutions systématiques contre les activistes des partis politiques. Cette vengence dissuade les femmes de rejoindre les offices publiques et affaiblit la réussite des Objectifs du Millénaire. Femmes et jeunes femmes tombent sous le joug de la violence sexuelle, de l’intimidation, de la perte de leur logement et de leurs biens. Dites « Non » à la violence à travers les actions suivantes :
- Contribuez aux programmes de conseil de la YWCA consacrés aux femmes touchées par la violence.
- Appelez le gouvernement du Zimbabwe à stopper la violence et restaurer l’ordre et la loi.
- Appelez les Nations Unies et autres agences à soutenir de manière énergique des actions contribuant à mettre fin à la violence.
Plaider au nom d’une solution urgente et pacifique à la crise politique, qui englobe les voix des femmes dans le processus de construction de la paix
La Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, ainsi que la Déclaration solennelle de l’Union Africaine, appellent à la participation des femmes dans la prévention des conflits, la résolution et la construction de la paix. La YWCA Mondiale défend la participation active des femmes dans toutes les instances de médiation ; elle observe aussi le degré d’implication des femmes lors de crises politiques.
A travers le Conseil des Eglises du Zimbabwe, 99 membres de la YWCA agissent en tant qu’observatrices des élections.
- Ecrivez ou appelez la Commission des Elections du Zimbabwe à la création d’un environnement propice à l’observation intérieure des élections.
- Ecrivez ou appelez le SADC, l’Union Africaine et les Nations Unies, à inclure les femmes dans les efforts de médiation qui sont en cours.
- Faites une donation et soutenez la YWCA du Zimbabwe dans son travail d’observatrice lors des élections au second tour.
Dédier une messe au Zimbabwe
Organisez une messe dédiée à la crise du Zimbabwe.
Faites un don aujourd’hui:
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CP 2600
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Faites un payement au nom de:
YWCA Mondiale
16 Ancienne Route, CH-1218 Grand Saconnex
Genève, Suisse
Indiquez: YWCA du Zimbabwe
Pour les cartes de crédit, contactez :
Département des Finances, YWCA Mondiale
Tel: +41 22 929 6040
Fax: +41 22 929 6044
E-mail: worldoffice@worldywca.org
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